C'est une question que je me pose souvent étant moi-même de sexe féminin mais ayant parfois un peu de mal avec les grands classiques du genre.
Eh oui ! Les filles trop filles m'exaspèrent. Celles qui, dans le métro, mettent cinq stations à se tartiner la bouche de rouge à lèvres, comme s'il s'agissait d'une oeuvre d'art, avec crayon
d'abord et petits coups de pinceaux appliqués. Qui s'étalent cinq nuances différentes d'ombre à paupières beige sur les yeux alors qu'un fois qu'elles ont terminé, on ne voit même pas qu'elles en
ont. Alors que pourtant, si je ne suis pas une accro du maquillage, il ne me viendrait pas à l'idée d'aller bosser ou de sortir avec des amis sans m'être fardée, mascarisée et glossisée au
préalable. Je me sentirais un peu comme si je sortais de chez moi en pyjama. Mais pour moi, sauf occasions spéciales, c'est 5 minutes chrono.
Il y a celles qui sont super minces et qui prennent une salade et une bouteille d'eau au Mc Do avec un petit air pincé, comme si elles allaient prendre 10 kilos rien qu'en ayant franchi la porte.
Je ne fais pas exception à la règle : comme la majorité des filles, je surveille ma ligne. Mais je ne me prive pas non plus. Rien de tel qu'une barquette de frites et qu'une glace bien calorique
pour retrouver un peu de gaieté !!!
Et alors, le truc qui m'énerve le plus, ce sont les demoiselles qui s'étalent de la crème sur les mains à n'importe quelle heure et n'importe où. Comme si c'était une nécessité. J'en vois au
moins une fois par semaine dans les transports en commun. En plus, c'est franchement crade (un peu comme celles qui, à l'époque du lycée, vidaient sur elles leur bombe de déodorant en sortant du
cours d'EPS sans avoir pris de douche). C'est vrai quoi, on sait les microbes qu'il y a dans le bus et le métro. Elles sont là, les mains pas très nettes, avec de la quincaillerie à tous les
doigts et elles se badigeonnent de couches de crèmes par dessus tout ça pour ensuite balader leurs mains toutes grasses dans leur sac et sur les barres d'appui. Petits êtres fragiles au mains
desséchées...
Il y a un autre grand mystère pour moi : les magazines féminins... J'ai essayé mais je n'ai pas encore trouvé ce qu'il pouvait y avoir d'intéressant là-dedans. Plus de la moitié des pages
contiennent de la pub. Après, il y a des avis psy à deux balles : comment garder son mec, comment faire le ménage dans sa vie... avec plein de conseils palpitants que n'importe quel
être humain avec un minimum de jugeotte applique déjà. Niveau culturel, c'est le vide abyssal, à part si l'artiste en question est bien de sa personne et que l'on peut mettre en encart une photo
faisant fantasmer toutes les Bridget Jones en herbe. Viennent les pages mode : une cinquantaine de pages avec des photos de filles de 17 ans portant des fringues que l'on n'aura jamais les moyens
de s'acheter. Enfin, les conseils beauté... là, je suis totalement dépassée. Quel intérêt peut-on trouver à lire des comparatifs de mascaras ou de crèmes pour le visage ?
J'ai quelques amies très intelligentes qui lisent ce genre de revues, qui ne ratent pas leur ELLE hebdomadaire. Parfois, il y en a une qui me dit : "tiens, je l'ai terminé, tu le veux ?".
Et là, je n'ose rien dire parce que j'ai peur des les vexer en leur faisant comprendre que je ne suis décidément pas intéressée par ce genre de lectures.
En fait, je suis obligée d'admettre que 80% de mes amis sont des hommes. Ce n'est pas un choix, c'est un constat. Je n'ai jamais été une adepte des virées shopping ni des discussions "entre
filles". Et si j'ai besoin d'un conseil sur le sexe masculin, je préfère demander à un ami. Je ne me suis jamais sentie à l'aise dans les milieux féminins.
Donc voilà, j'ai un gros budget cosmétique, fringues et chaussures (une cinquantaine de paires...) mais je ne vois l'intérêt ni d'en discuter, ni de le partager, ni de lire des articles
sur le sujet.
Je n'achète pas ELLE mais Les inrocks et Rock and Folk.
Quand j'ai un moment de libre, je ne vais pas chez la manucure mais je joue de la guitare électrique (du coup, bye bye les ongles longs).
Je suis soignée et polie mais j'aime dire des insanités en fumant des cigarettes avec mes amis garçons et j'arrive parfois à les choquer.
Et pourtant, voici trois hommes qui me disent spontanément que parmi toutes les filles qu'ils ont pu croiser dans leur vie, je suis la plus "fille" de toutes. Allez savoir...
par Dolores
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Dérives féminines
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Je vais faire un peu de ménage dans ma vie et un peu de ménage sur ce blog.
En supprimer la tristesse ou tout du moins l'alléger.
Surtout que malgré un fond mélancolique, je ne suis pas une fille triste. Quand je relis mes publications de ces derniers mois, je n'y retrouve que ma part de noirceur.
Chers lecteurs, certains articles vont donc disparaître au fil des semaines. Je vais réorganiser tout ça et laisser un peu de place à la légèreté même si la vie est loin d'être rose tous les
jours. Je ne renie pas les chagrins qui dorment au fond de moi ni les morceaux de ma vie que j'ai besoin de mettre en mots. Je garderai ici ceux qui me sont chers.
J'avais pensé repartir de zéro sur un nouveau blog mais l'on ne repart jamais vraiment de zéro. Le passé est toujours là et l'on se construit grâce à lui. Et puis il a ceux d'entre vous
qui suivent mes errances depuis bientôt un an...
A très bientôt en mieux donc...
par Dolores
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Le fil des jours
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Alors voilà.
Je me suis tenue à l'écart de la cabine.
J'ai bien suivi toutes les instructions : j'ai continué d'avancer, je suis sortie, même quand je n'en avais pas envie, j'ai ri, fait des projets. Je pensais qu'à force de persévérance, cela
passerait. On m'avait dit que cela fonctionnait pour les autres...
Et malgré les rencontres, les soirées, les hommes qui passent ou qui restent, rien n'a changé. Je ne connais plus de bonheur. La vie ne semble plus qu'une vaste comédie pour laquelle je suis de
moins en moins douée.
Ta voix qui plaisante 20 secondes hier sur mon répondeur et j'ai le coeur qui explose. Un peu plus d'un an sans toi maintenant. Je ne vois plus d'issue. Deux cent hommes ne suffiraient pas à
combler ta place. Je t'aime, c'est tout.
par Dolores
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Le fil des jours
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Il y a un an, je croyais que nous vivions enfin ensemble nos premières fêtes de fin d'année.
Ce furent en fait les dernières...
Je suis redevenue cette femme d'avant toi.
Celle qui ne donne rien.
Celle qui ne fait pas de concession.
Celle qui se méfie.
Celle que l'on ne piétine pas et à qui l'on ne tire pas dans le dos.
Celle que l'on ne peut plus blesser.
Je cherche son bonheur et ses espoirs mais je ne les trouve plus.
Tu trouves que je vais bien...
Comme je te déteste.
par Dolores
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Pour Toi...
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Vendredi 30 novembre 2007
Une dépêche AFP qui tombe mercredi après-midi.
Puis, plus tard, entendu dans le RER :
"- Tu as vu, Fred Chichin est mort
- Qui ça ?
- Le type des Rita Mitsouko
- Ah... Ce n'est pas le groupe de la nana qui faisait du porno
- Si, c'est ça
- Ouais. En même temps, ce n'est pas trop grave, ce n'est pas lui qui chantait."
...
Hier soir, je suis rentrée chez moi et ai fini par remettre la main dessus. Dans un carton poussiéreux, il est là, au milieu des autres, mon premier 45 tours. La pochette un peu flashy avec
une photo au milieu est élimée. Je sors la galette de vynil. Il y a une croix au crayon à papier sur la face A à côté du titre, "Marcia Baila". La croix, c'est mon père qui me l'avait faite
parce que je commençais tout juste à apprendre à lire. Pour que je mette le disque du bon côté sur mon petit électrophone en plastique. Je n'ai plus écouté que ça durant des mois. Le
dimanche, je faisais des spectacles devant toute la famille, fardée de rouge à lèvres et habillée avec de vieux rideaux, mimant le déhanché de Catherine Ringer.
Dans le même carton, il y a une cassette : 'The no comprendo". C'était deux ans plus tard. C'est drôle parce qu'il y a une cinquantaine de ces boîtiers de plastique rangés dans un carton et je
n'ai absolument aucun souvenir de la façon dont ils sont entrés en ma possession. Celui-là, je m'en rappelle parfaitement. A l'époque, pas de grandes surfaces de la culture dont je ne citerais
pas le nom. J'étais allée faire des courses avec ma grand-mère pour le réveillon de Noël et j'étais tombée en arrêt devant la pochette en noir et blanc enfermée à clé dans le présentoir tournant
posé sur le trottoir. Les grands-mères étant ce qu'elles sont, j'étais rentrée chez moi avec le précieux objet enfoui dans ma poche de manteau. A l'époque, je ne ratais pas le Top 50 le samedi
soir, où le clip "C'est comme ça" passait régulièrement chaque semaine. Je voulais des collants rayés noir et blanc et une guitare électrique.
Après ça, je me souviens de la reprise déjantée du "Petit train" avec cette voix qui semblait se tendre et s'étirer jusqu'au point de rupture. Le temps a coulé pour laisser place à
l'adolescence. L'ère du compact disc est arrivée. Il y a eu l'album acoustique que je passais pendant mes pauses de révision du baccalauréat. Puis "Cool frénésie".
C'était mes années fac, je venais d'avoir ma première voiture et j'écoutais ça en boucle dans l'autoradio. "Réponds moi encore, montre-toi..."
En mai dernier, je suis totalement tombée sous le charme de "Variety" et j'ai réalisé que, malgré un certain nombre de concerts au compteur, je n'avais jamais vu les Rita Mitsouko sur scène. A
chaque tournée, je me disais toujours que j'aurais bien l'occasion de les voir plus tard. La date ne convenait pas parfaitement ou bien c'est la salle que je n'aimais pas. Encore il y a deux
semaines, j'hésitais. Je pensais bêtement, comme pour plein d'autres choses, que j'avais encore le temps. Les albums allaient continuer à ponctuer les chapitres de ma
petite existence comme ils l'avaient toujours fait. Parce que les Rita Mitsouko, après 28 ans (presque mon âge), une carrière irréprochable et trois enfants étaient la preuve que les
histoires d'amour ne finissent pas toujours mal. Ils avaient même, du moins le croyait-on, vaincu par KO le crabe de Fred Chichin avant de revenir sur le devant de la scène, confiants et
pleins de projets. C'est dire. Et puis voilà. Tout ça puis plus rien. C'est con la vie parfois.
Je le sais bien et on me l'a répété, comme tout le monde, qu'il faut profiter de chaque instant, que l'on n'est pas éternel et blablabla. J'essaie d'en tenir compte. Tout du moins je crois. Et
pourtant... Cette dépêche AFP de mercredi m'a glacée à un point que je ne m'explique pas encore et j'ai mis pendant quelques heures des sensations sur ces mots. Il y aura des dernières
rencontres, une dernière note de musique entendue, un dernier "je t'aime", un dernier baiser et, à ce moment là, je ne le saurai certainement pas. C'est bien banal et facile ce genre de
constatations. Mais ça fait parfois du bien de l'écrire avant de le remiser à nouveau dans un coin de sa tête. L'être humain est ainsi fait. Au revoir Monsieur Chichin.
par Dolores
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Fragments
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Il faut que l'on se détache
Que tu sois toi
Que je sois moi
Que l'on ne soit plus nous
Que je sois nous avec lui
Que tu sois nous avec une
Et que nous effacions cette route que nous avons tracée
Plus d'autre choix que d'avancer
La douleur tapie au coeur
Et l'amertume dans la bouche
Toi qui regrettes parfois
Moi qui t'en veux beaucoup
Il faut que l'on se détache
Il paraît...
par Dolores
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Pour Toi...
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Toute cette route pour finir en transit. Pour terminer assise par terre dans une galerie de la gare de Lyon à sangloter comme une petite fille au milieu du bruit des talons et des
valises à roulettes.
C'était couru d'avance je le savais bien. Quand on aime autant il n'y a que deux issues possibles : crever de bonheur ou crever de chagrin. Mais moi, j'en aurais
bien profité encore un peu.
Je me demande ce que ça ferait de ne plus bouger de là, de rester indéfiniment à regarder des vies se croiser sur l'asphalte avec, en bruit de fond, la bande son des annonces du trafic
ferroviaire. Je n'aurais plus à faire semblant d'aller bien ni à me débrouiller d'une vie dont je ne sais plus que faire. J'en ai vu si souvent, dans les halls de gare, de ces personnes qui
semblent errer sans but et venir de nulle part, le visage dénué de toute expression à tel point que l'on se demande invariablement quel drame a infléchi le cours de leur existence jusqu'à
cet instant précis.
Sur l'écran lumineux des départs, ton train a disparu depuis longtemps déjà et moi, je suis toujours ici. De toute façon, je ne sais plus ce que j'ai fait de mes clés ni par où l'on s'échappe de
ce lieu. Peut-être pourrais-je regagner un quai et me laisser aspirer par le néant rassurant des rails d'acier mais même cela, je n'en ai plus la force. Et puis, la voix impeccable de Madame
SNCF répète qu'il faut s'éloigner de la bordure du quai, à croire que la tentation du "plus rien" grandit dans ces lieux de passage.
Sur la radio de la boutique voisine, Beck s'interroge "Soy un perdedor, I'm a loser baby so why don't you kill me". J'ai froid. Si froid. Si mal. Trop mal. Je suffoque et je
ne vois plus que des tâches de couleur à travers le flot de mes larmes qui semble ne plus jamais vouloir se tarir.
Les voyageurs circulent, me jettent parfois un regard poli puis continuent leur route, gênés. Un homme en costume d'une cinquantaine d'années s'arrête à ma hauteur, s'approche de moi et me
demande : "Tout va bien Mademoiselle ? Vous avez besoin d'aide ?" Je n'arrive même plus à parler, je fais "non" de la tête et tente d'esquisser un sourire rassurant censé signifier que je
maîtrise parfaitement la situation et que dans quelques minutes, je me relèverai pour reprendre le fil de mon existence. Après tout, ça peut arriver à tout le monde de craquer. Il s'éloigne, se
retourne en me jetant un regard inquiet, pour le cas où j'aurais changé d'avis, puis finit par se fondre dans le flot humain.
Non, en effet, je crois qu'on peut dire que ça ne va pas Monsieur. Si vous voulez tout savoir, il est monté dans un wagon du quai F, le train est parti. C'était il y a une demie heure, deux
heures ou peut-être deux jours, je ne sais plus très bien en fait. Et il ne reviendra sûrement jamais. Qui ça ? Lui. L'Amour. Je vois déjà votre sourire apparaître. Et comme ces
quelques mots semblent désuets à peine échappés de mes lèvres. Inutile de m'asséner que je suis jeune, jolie, intelligente, en bonne santé et que l'Amour reviendra forcément. Pas par le quai F
certainement mais par une autre direction que j'ignore encore. Que c'est pour cette raison que je ne dois pas rester là à inonder mes joues du ruisseau noir de mes larmes mêlées à
mon mascara hors de prix. Inutile de gaspiller votre salive alors que vous faîtes partie de ceux là. Ceux ne savent pas aimer ou qui l'ont oublié. C'est votre petit sourire qui en dit si
long. La sélection n'est pas si compliquée au bout du compte. Aimer c'est se battre. Pas passer son chemin. Inutile donc... Par contre, si vous avez un mouchoir, je ne suis pas contre car je
crois que j'ai égaré mon sac. Oui, je vais rester encore un peu ici si vous le permettez. Jusqu'à ce que mes yeux et mon coeur soient aussi secs que nécessaire. Jusqu'à ce que j'ai oublié le goût
du bonheur et même mon propre nom. Ensuite, je pourrai peut-être me relever et errer comme un fantôme dans toutes les gares du monde, le regard fou et les lèvres balbutiant une langue
imaginaire. Comme ceux qui ont tout perdu. Soy un perdidor. I'm a loser baby so why don't you kill me.
par Dolores
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Fragments
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J'aime lire tes mots
J'aime me blottir dans ta chaleur qui devient mienne au fil des heures
J'aime te parler et entendre ta voix
J'aime t'embrasser
J'aime te retrouver
J'aime que tu m'aimes
J'aime par brefs instants ne plus me sentir, enfin, étrangère à moi même
J'aime tes confidences
J'aime ta silhouette qui m'attend
J'aime ta douceur
J'aime cette tendresse et cette affection qui renaissent dans mon coeur
J'aime espérer que tu seras là demain
Et pourtant...
Je ne sais toujours pas si c'est cela l'amour.
par Dolores
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Le fil des jours
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Je pars pour quelques jours
Plusieurs mois déjà dans le doute et le chagrin
Dans la crainte de la fuite définitive du bonheur
Et cette nuit, le coeur qui bat au bruit sourd d'un corps qui se rompt
Et aujourd'hui, je me demande quel goût auront ses lèvres sur les miennes
Quelle odeur aura sa peau
Je voudrais me guérir de toi
Et t'oublier
Désespérément
par Dolores
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